Journée mondiale sans tabac - Vapoter n’est pas sans danger : arrêter de fumer ou de vapoter est difficile, mais vous n’êtes pas seul.
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Le vapotage est souvent considéré comme une alternative inoffensive au tabagisme. Cette idée est particulièrement répandue chez les jeunes: 1 jeune sur 4 vapote régulièrement et 40 % pensent que ce n’est pas dangereux. « Ces chiffres sont préoccupants », explique le pneumologue Dr Iwein Gyselinck ( l’hôpital Sint-Trudo). « Et ils correspondent à ce que l’on observe à l’échelle internationale. »
Le vapotage n’est pas aussi inoffensif qu’il n’y paraît
Alors que la cigarette classique perd du terrain auprès des jeunes, la cigarette électronique gagne clairement en popularité. Pourtant, la cigarette électronique était à l’origine conçue comme un outil d’aide au sevrage tabagique. Aujourd’hui, les tabacologues ont changé d’avis. Le vapotage entraîne souvent une consommation plus élevée de nicotine et peut créer une nouvelle forme de dépendance.
De plus, c’est tout sauf un produit inoffensif. Le chauffage des liquides libère des substances nocives. Les effets à long terme ne sont pas encore totalement connus, mais les médecins constatent déjà que les patients souffrant de maladies pulmonaires telles que l’asthme et la BPCO ont plus de difficultés à contrôler leurs symptômes lorsqu’ils vapotent.

Vapes illégales et leurs risques cachés
Un autre problème est que de nombreux jeunes utilisent des cigarettes électroniques qui ne respectent pas les normes légales. Bien que la vente de vapes jetables soit interdite, de nombreux produits illégaux continuent de circuler. Ceux-ci contiennent souvent des doses plus élevées de nicotine, voire d’autres substances nocives.
Ce qui ressemble à un arôme anodin, comme la mangue ou la pastèque, peut en réalité être un mélange de substances chimiques. Dans certains cas, des substances psychoactives y sont même ajoutées, sans que les utilisateurs s’en rendent toujours compte.
Pourquoi le vapotage crée-t-il une telle dépendance?
Le vapotage est très addictif. Contrairement au tabagisme, il est plus difficile de contrôler précisément la quantité de nicotine que l’on consomme. Une cigarette électronique est toujours à portée de main: quelques bouffées par-ci, quelques-unes par-là. De ce fait, la consommation s’installe rapidement et il est souvent plus difficile d’arrêter que prévu.
Cette évolution est préoccupante. Alors qu’on parle aujourd’hui de « poumons de fumeur », les experts craignent qu’à l’avenir, nous soyons également confrontés à ce qu’on appelle les « poumons de vapoteur » et aux problèmes de santé qui y sont associés.
Vous présentez des symptômes? Faites-vous examiner
Souffrez-vous de troubles respiratoires tels que l’essoufflement, la toux ou une baisse de forme physique? Il est alors important de prendre ces signes au sérieux.
Parlez-en à votre médecin et demandez un test de fonction pulmonaire ou une consultation chez un pneumologue. Le dépistage précoce des maladies pulmonaires telles que la BPCO peut aider à prévenir d’autres lésions.
Arrêter de fumer ou de vapoter: vous n’êtes pas seul(e)
Arrêter de fumer ou de vapoter représente un défi pour beaucoup de gens. La nicotine crée une forte dépendance et les habitudes sont difficiles à changer. Un accompagnement professionnel pour arrêter de fumer peut faire une réelle différence.
À l’hôpital Sint-Trudo, vous pouvez bénéficier de l’accompagnement d’une tabacologue agréée. Elle vous aidera pas à pas, grâce à un parcours personnalisé adapté à votre situation.
Grâce au remboursement, l’accompagnement à l’arrêt du tabac est en outre très accessible:
- jusqu’à 4 heures d’accompagnement par an sont remboursées en Flandre.
- coût: 7,5 euros par quart d’heure
- coût avec aide financière majorée: 1 euro par quart d’heure
En savoir plus?
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