​HPV: ce qu'il faut savoir sur le virus, le dépistage et la protection

Aperçu

Date

04 juin 2026

Analyse et conseils de l'équipe de gynécologie de l'hôpital Sint-Trudo

Lors du symposium « Update Gynaecologie 2026 », la gynécologue Dr Valérie Vrijdaghs a présenté un aperçu clair et nuancé du HPV et de l’importance d’un dépistage précoce. Le HPV est un virus dont on parle beaucoup, mais qui suscite encore beaucoup d’incertitudes et de malentendus. Parce qu’une information correcte est essentielle tant pour la prévention que pour la tranquillité d’esprit, nous souhaitons partager avec vous les principales informations.

Le HPV est bien plus fréquent que vous ne le pensez

Le papillomavirus humain (HPV) est un virus très répandu. Plus de 80 % de la population est un jour ou l’autre en contact avec le HPV. Il se transmet généralement par voie sexuelle, mais la contamination peut également se faire par contact cutané ou indirectement par le biais de surfaces. Dans la majorité des cas, le virus disparaît spontanément. En l’espace de deux ans, l’organisme élimine spontanément environ 90 % des infections. Il arrive toutefois que le virus persiste, ce qui peut alors entraîner des anomalies au niveau du col de l’utérus. Celles-ci évoluent très lentement, ce qui laisse heureusement beaucoup de temps pour les détecter et les traiter à un stade précoce.

Comme l’expliquele Dr Valérie Vrijdaghs:
« Le HPV n’est pas en soi une raison de paniquer. Il s'agit d'un virus très courant qui, dans la plupart des cas, disparaît spontanément. Ce qui compte vraiment, c’est un suivi en temps opportun et une bonne information, afin de pouvoir prévenir les problèmes avant même qu’ils ne surviennent. »
Le Dr Valérie Vrijdaghs explique le dépistage du HPV aux médecins généralistes et autres professionnels de santé

Le HPV et le cancer du col de l’utérus

Presque tous les cas de cancer du col de l'utérus sont dus à la présence prolongée d'un type de HPV à haut risque. En Belgique, environ 1 500 femmes reçoivent ce diagnostic chaque année. Le développement de cellules anormales est un processus lent et progressif, ce qui fait du dépistage un moyen particulièrement efficace de prévenir des problèmes graves.

Comment fonctionne le dépistage ?

Vous pouvez vous faire dépister pour le HPV dans le cadre du dépistage de population. Depuis le 1er janvier 2025, son fonctionnement a changé. Vous prenez toujours rendez-vous chez votre médecin généraliste ou votre gynécologue pour un frottis, mais l’intervalle entre deux frottis est déterminé en fonction de votre âge.

  • De 25 à 29 ans: vous recevez tous les 3 ans une invitation du Centre de dépistage du cancer.
  • De 30 à 64 ans: vous recevez une invitation du Centre de dépistage du cancer tous les 5 ans.

Si une anomalie est détectée, un examen complémentaire ou une colposcopie est réalisé. Le délai pour ces examens varie en fonction de la nature de l’anomalie.

Symptômes à surveiller

Une infection à HPV ne présente généralement aucun symptôme. Il existe toutefois des signes qui ne doivent pas être ignorés, tels que:

  • des saignements après la ménopause
  • des saignements anormaux ou persistants
  • des saignements pendant ou après un rapport sexuel

Ces symptômes ne signifient pas automatiquement qu’il y a un problème grave, mais ils nécessitent tout de même un examen médical. N’hésitez donc pas à prendre rendez-vous avec votre gynécologue si vous êtes confrontée à ces situations.

Le rôle de la vaccination

La vaccination est le moyen le plus efficace de vous protéger contre les types les plus dangereux de HPV, qui peuvent provoquer différents types de cancer chez les hommes comme chez les femmes. Le cancer du col de l’utérus est le plus fréquent, mais ce virus peut également provoquer des cancers de la bouche, de la gorge, de l’anus ou de la vulve.

Ce vaccin protège contre 9 types courants du virus et prévient environ 90 % des cas de cancer du col de l’utérus. En vous faisant vacciner avec ce vaccin, vous réduisez considérablement le risque de cancer du col de l’utérus. Le vaccin contre le HPV est plus efficace lorsqu’il est administré à un jeune âge. En Flandre, les jeunes de 1re année du secondaire reçoivent gratuitement le vaccin Gardasil 9 contre le HPV par l’intermédiaire du CLB.

Vous avez manqué la campagne de vaccination en 1re année du secondaire? Vous pouvez encore vous faire vacciner. À partir du 1er juin 2026, ce vaccin sera remboursé pour les jeunes adultes jusqu’à 30 ans. Certains groupes à risque spécifiques, tels que les personnes séropositives ou les patients ayant subi une greffe de cellules souches ou d’organes, peuvent bénéficier du remboursement de la vaccination jusqu’à 45 ans.

Important à savoir: même les femmes vaccinées doivent continuer à passer des frottis. Un vaccin offre une très bonne protection, mais pas contre tous les types de virus.

Que pouvez-vous faire vous-même?

Il est pratiquement impossible d’éviter complètement le HPV, qui est inhérent aux contacts humains. Ce que vous pouvez faire:

  • participer au dépistage de population
  • poser des questions si vous avez des doutes
  • vous faire bien accompagner par votre médecin généraliste ou votre gynécologue

Une consultation précoce chez votre médecin vous apporte sérénité et clarté — et c’est exactement ce que nous souhaitons vous offrir. Notre équipe de gynécologie est à votre disposition pour vous accompagner grâce à des explications claires et un examen minutieux. Le HPV n’est pas une raison d’avoir peur, mais un sujet qu’il faut aborder en toute connaissance de cause.

Vous avez encore des questions? Nous avons rassemblé pour vous les questions les plus fréquentes sur une page dédiée au HPV.

Comment prendre rendez-vous?

Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne (24 h/24, 7 j/7) ou par téléphone avec nos gynécologues. Ils assurent des consultations à l’hôpital Sint-Trudo, au cabinet privé « Botanique » (Hovenierstraat 61, Saint-Trond), au cabinet de Landen (Tiensestraat 83, Landen), ainsi que dans divers autres cabinets privés des médecins.

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