Vaccination contre le HPV

La vaccination est le moyen le plus efficace de vous protéger contre les types les plus dangereux du papillomavirus humain, qui peuvent provoquer différents types de cancer. Le vaccin contre le HPV est le plus efficace lorsqu’il est administré à un jeune âge, avant le début de l’activité sexuelle.

Qu’est-ce que le vaccin contre le HPV?

Ce vaccin protège contre 9 types fréquents du papillomavirus humain et permet de prévenir environ 90 % des cas de cancer du col de l’utérus. Deux de ces types, les HPV 16 et 18, sont responsables de 74 % des cas en Europe, tandis que les 5 autres types, les HPV 31, 33, 45, 52 et 58, sont responsables de près de 20 % des cas dans le monde. En vous faisant vacciner avec ce vaccin, vous réduisez fortement le risque de cancer du col de l’utérus.

Vaccination de base (en première année de l’enseignement secondaire)

En Flandre, la vaccination contre le HPV est gratuite pour les jeunes en première année de l’enseignement secondaire, à l’âge de 12 ans. Le vaccin est administré en 2 doses, avec un intervalle de 6 mois. Cette vaccination se fait par l’intermédiaire du CLB, le centre d’accompagnement des élèves. Vous pouvez également vous faire vacciner gratuitement chez votre médecin généraliste, mais la consultation sera alors à votre charge.

Vaccination de rattrapage

Vous avez manqué le moment de vaccination en première année de l’enseignement secondaire? Vous pouvez encore vous faire vacciner. À partir du 1er juin 2026, cette vaccination sera partiellement ou totalement remboursée pour les jeunes adultes jusqu’à 30 ans. Certains groupes à risque spécifiques, comme les personnes vivant avec le VIH ou les patients ayant subi une greffe de cellules souches ou d’organe, peuvent bénéficier d’un remboursement de la vaccination jusqu’à 45 ans.

À quoi pouvez-vous vous attendre?

Le vaccin est généralement bien toléré; les effets secondaires les plus fréquents sont une légère douleur et une irritation au site d’injection, ainsi que des maux de tête.

Si vous n’avez pas reçu le vaccin contre le HPV en première année de l’enseignement secondaire, vous pouvez encore le rattraper gratuitement jusqu’à l’âge de 30 ans inclus.

La vaccination est la plus efficace si vous n’avez pas encore été en contact avec le virus. C’est pourquoi il est important d’être vacciné(e) avant d’être sexuellement actif/active. En Flandre, les jeunes de première année de l’enseignement secondaire reçoivent gratuitement le vaccin contre le HPV Gardasil 9 par l’intermédiaire du CLB.

Oui, les garçons peuvent tout autant contracter et transmettre une infection au HPV, car le virus se transmet par contact intime. Même si les garçons ne peuvent pas développer de cancer du col de l’utérus, certains types de HPV peuvent également provoquer chez eux d’autres formes de cancer, notamment au niveau des organes génitaux, de l’anus et de la gorge. Ces formes de cancer sont moins fréquentes, mais ne doivent certainement pas être sous-estimées. Le cancer du col de l’utérus est le cancer le plus fréquent causé par le HPV.

Vous avez moins de 15 ans? Deux doses, administrées à six mois d’intervalle, suffisent. Vous avez plus de 15 ans? Un schéma de trois doses est recommandé.

Il est possible de recevoir une vaccination supplémentaire avec Gardasil 9®, mais celle-ci n’est pas gratuite. Il est important de savoir qu’une vaccination avec Cervarix® ou Gardasil® offre déjà une très bonne protection. Le dépistage du cancer du col de l’utérus reste toutefois nécessaire, quel que soit le vaccin reçu : Cervarix®, Gardasil® ou Gardasil 9®.

Après une seule dose, votre corps ne produit pas suffisamment d’anticorps pour être bien protégé durablement contre le HPV. La deuxième dose renforce la réponse immunitaire et vous offre une protection suffisante. Arrêter après une seule vaccination n’est pas dangereux, mais offre une moins bonne protection contre le virus. Il est donc préférable de compléter votre vaccination.

Gardasil 9® protège non seulement contre les types de HPV responsables du cancer du col de l’utérus, mais aussi contre les types 6 et 11, responsables des verrues génitales.

Non, ce n’est pas nécessaire. La plupart des infections au HPV disparaissent spontanément. Dans de rares cas, une infection persistante peut entraîner des modifications des cellules du col de l’utérus, qui peuvent évoluer plus tard en cancer du col de l’utérus. C’est pourquoi il est important que les femmes à partir de 25 ans fassent réaliser un frottis tous les 3 ans afin de détecter précocement d’éventuelles anomalies.

Non, la vaccination protège uniquement contre les types de HPV responsables du cancer du col de l’utérus et contre deux types pouvant provoquer des verrues génitales. Elle ne protège pas contre d’autres IST, comme la chlamydia, l’hépatite B ou le VIH, le virus responsable du sida. Il reste donc important d’avoir des rapports sexuels protégés.

Cervical cancer is a malignant tumour that develops in the cervix. Only women can develop this disease. The cervix is the lower part of the womb that opens into the vagina.

Il s’écoule généralement 10 à 15 ans entre l’infection par le HPV et le développement d’un cancer du col de l’utérus.

Oui, cela reste très important. De 25 à 64 ans, vous êtes invitée tous les trois ans à faire réaliser un frottis. Cela permet de détecter, avant même que vous ne ressentiez quoi que ce soit, la présence éventuelle de cellules anormales au niveau du col de l’utérus, qui pourraient évoluer vers un stade précancéreux. Le vaccin contre le HPV ne protège pas à 100 % contre le cancer du col de l’utérus. Si vous êtes vaccinée, le risque de développer un cancer du col de l’utérus est beaucoup plus faible, mais il reste important de faire réaliser régulièrement un frottis.

À partir du 1er janvier 2025, chez les femmes à partir de 30 ans, un test HPV sera d’abord réalisé sur le prélèvement du frottis. Si le HPV est présent, le frottis sera ensuite analysé afin de rechercher d’éventuelles cellules anormales. Chez les femmes à partir de 30 ans, le dépistage n’aura lieu que tous les 5 ans si le test HPV est négatif.

Le frottis réalisé chez les femmes âgées de 25 à 29 ans inclus sera toujours d’abord analysé afin de rechercher d’éventuelles cellules anormales, avant un éventuel test HPV. Ce dépistage reste prévu tous les 3 ans.